J-S Bach – Magnificat

Jean-Sébastien Bach – Magnificat BWV 243 en ré maj (vers 1730)

(vers 1730)

Cet cantique de la Vierge peut être écouté à la période de l’Avent.

Ce Magnificat a été interprété pour la 1ère fois lors de la fête de la Visitation (cf. ci-dessous) fin mai vers 1730 ou 1733. L’original a été modifié pour qu’il puisse être joué à différentes occasions. Il existe en effet une version plus ancienne 243a, en mib conçue et donnée pour le Noël de 1723 avec des textes en allemand insérés dans au milieu des textes latins et une instrumentation différente.

Le Magnificat est l’une des rares œuvres de Bach chantée en latin, avec l’aval exceptionnel des autorités de Leipzig. (cf. texte et explications plus bas).

Les versions disponibles sur YouTube sont toutes excellentes. On va prendre la version de Harnoncourt comme référence. Ecoutez aussi celles d’Emmanuelle Haïm et de Jordi Savall.

Bach compose ce Magnificat comme ses cantates : il illustre le texte avec tous les moyens à sa disposition (choix des voix et instruments, alternance solo-chœur, tonalité, style, figures musicales). ça perd de l’intérêt, même du point de vue strictement artistique si on ne suit pas le texte.

Bach compose ce Magnificat comme ses cantates : il illustre le texte avec tous les moyens à sa disposition (choix des voix et instruments, alternance solo-chœur, tonalité, style, figures musicales). Cela perd de l’intérêt, même du point de vue strictement artistique, si l’on ne suit pas le texte.

Wikipedia : Le Magnificat est le cantique chanté par la Vierge Marie après l’Annonciation, lors de la visite qu’elle rend à sa cousine Élisabeth, plus âgée qu’elle et enceinte. Cet épisode est couramment appelé la Visitation. Également intitulé Cantique de Marie, ainsi que Cantique de la Vierge, le Magnificat est tiré de l’Évangile de Luc, 1, 46-56

Le texte original est donc grec (cf https://fr.wikipedia.org/wiki/Magnificat)

Les mots en gras correspondent au nom des différentes section de l’oeuvre de Bach.
Magníficat ánima méa Dóminum, Mon âme magnifie le Seigneur,
Et exultávit spíritus méus in Déo salutári méo. Et mon esprit se réjouit en Dieu mon Sauveur.
Quia respéxit humilitátem ancíllæ suæ, Car il a jeté les yeux sur l’humilité de sa servante,
ecce enim ex hoc beátam me dícent ómnes generatiónes. Voici que désormais toutes les générations me célébreront.
Quia fécit míhi mágna qui pótens est Car il fit pour moi de grandes choses, celui qui est puissant,
Et sánctum nómen éjus Et saint est Son nom
Et misericórdia éjus a progénie in progénies timéntibus éum. et Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui Le craignent.
Fécit poténtiam in bráchio súo : Il a déployé la puissance de son bras
dispérsit supérbos ménte córdis súi. Il a dispersé les orgueilleux pour les pensées de leur cœur.
Depósuit poténtes de séde, Il a renversé les puissants de leurs trônes
et exaltávit húmiles. et élevé les humbles
Esuriéntes implévit bónis : Il a comblé de bien les affamés
et dívites dimísit inánes. et renvoyé les riches les mains vides.
Suscépit Israël púerum súum, Il a pris soin d’Israël, son enfant
recordátus misericórdiæ súæ. en se souvenant de sa miséricorde,
Sicut locútus est ad pátres nóstros, Comme il l’avait dit à nos Pères,
Abraham et sémini éjus in saécula. à Abraham et à sa descendance jusque dans les siècles.
La dernière partie reprend la mélodie du Magnificat sur les paroles du Gloria
Glória Pátri et Fílio et Spirítui Sáncto, Sicut érat in princípio, et nunc, et sémper, et in saécula sæculórum. Amen.